La question de la mesure de la valeur sociale est centrale dans notre écosystème et pourtant la plupart des outils disponibles ont été conçus pour évaluer des résultats rapides et quantifiables. Ils peinent à rendre compte de ce qui fait la force des organisations de la transition juste : les dynamiques coopératives, l’ancrage territorial, la gouvernance démocratique, les transformations qui se déploient dans le temps long.

Ce décalage a un coût réel : une grande partie de la valeur produite sur les territoires reste invisible et donc sous-financée.

Pendant plusieurs mois, nous avons analysé plus de 35 méthodes de mesure de la valeur sociale (du SROI aux approches participatives, en passant par les labels, les scores et les théories du changement), pour aboutir à ce rapport : Mesurer la valeur sociale.

Dans ce rapport, nous proposons une réponse à ce qui nous rassemble depuis la création de notre mouvement : comment rendre visible ce qui compte vraiment, sans le réduire à des chiffres dans un tableau Excel ?

Car la question n’est plus de savoir comment mesurer mieux. Mais comment mesurer autrement pour agir autrement.

Ce que vous trouverez dans le rapport :

  • Pourquoi les outils dominants sont inadaptés aux enjeux actuels
  • Ce que les méthodes existantes permettent et ce qu’elles invisibilisent
  • Notre proposition concrète en 3 piliers (transition juste, création de valeur sociale et gouvernance démocratique)
  • Des indicateurs qui mesurent des mécanismes de transformation, pas des volumes d’activités réalisées

Le Grand Recueil des besoins de financement des organisations de la transition juste a mobilisé plus de 836 organisations entre juillet et octobre 2024, dont 510 qui ont répondu à la totalité des 68 questions. Dans ce recueil de données, elles ont partagé leur situation économique, leurs besoins de financement actuels ou à venir, et leur expérience de levées de fonds. Ce questionnaire s’adressait à toutes les organisations de la transition juste (dans sa triple dimension sociale, écologique et démocratique), tous secteurs et statuts confondus, sur l’ensemble du territoire français.

Le rapport qui découle de l’analyse de ces données nous permet de mieux comprendre les freins principaux qui limitent l’accès aux financements des différentes organisations de la transition juste, de qualifier l’état financier des organisations et identifier les plus fragiles ainsi que les groupes d’organisations qui présentent des besoins de financement, en investissement ou en fonctionnement, plus ou moins importants, selon leur statut juridique, leur taille, leur stade de développement, etc.

Les constats que nous amène à faire ce Grand Recueil sont précieux pour nourrir la réflexion sur notre architecture financière et notre fonctionnement, afin de créer des véhicules financiers qui répondent réellement aux besoins des organisations de terrain.


L’opération Milliard affirme que les initiatives économiques garantissant de manière claire la recherche d’une utilité sociale et environnementale réelle, méritent un soutien financier massif. C’est ainsi que notre récit sociétal collectif, celui qui exige de l’économie qu’elle se mette enfin au service des besoins sociaux et de la préservation du vivant, pourra s’imposer. Une telle ambition appelle sans délai à répondre à des interrogations capables de mieux la délimiter et lui donner une consistance.

Pour y répondre de manière collective, l’opération Milliard a mené une vaste consultation auprès d’une soixantaine de personnalités représentant plusieurs axes de la transformation écologique et sociale. La grille d’analyse s’est concentrée sur quatre enjeux identifiés comme prioritaires par le mouvement : évaluation et éthique, profitabilité, démocratie, imaginaires et désirabilité. Le récit que vous allez découvrir a l’ambition de concilier les résultats de ces auditions citoyennes avec les axiomes structurels de l’opération Milliard, et ainsi de proposer un grand récit commun qui servira de boussole à notre mouvement.


Cette Enquête Épargnants de l’opération Milliard vise à mieux comprendre les comportements, les attentes et les décisions d’épargne des Français quant à la transition juste. 

Son objectif principal est d’analyser les besoins de ces épargnants pour orienter la structuration de nos fonds à venir.

La collecte des réponses a été effectuée entre septembre et novembre 2024, via nos réseaux sociaux et partenaires.

1130 épargnants ont répondu à cette enquête, qu’un groupe de travail dédié de l’opération Milliard a ensuite analysé. Vous trouverez dans la restitution ci-dessous les principales caractéristiques de notre échantillon de répondants, les préférences et attentes de ces derniers, et les enseignements à tirer pour notre structuration.


Les principes clés de l’architecture financière qui soutient l’opération Milliard et permet d’accélérer le financement des projets au service de la transition juste.

Dans cette présentation, nos experts vous expliquent :
– les piliers financiers de l’opération Milliard et leur structuration
– les mécanismes de financement permettant de soutenir les porteurs de projets
– les stratégies d’investissement à impact et leur rôle dans la transition juste
– le rôle des acteurs publics et privés dans la mise en place de cette architecture
– les opportunités pour les entrepreneurs, investisseurs et collectivités d’y prendre part

L’objectif : comprendre comment l’opération Milliard structure son financement pour accélérer l’impact et créer des solutions durables pour les territoires.


Quelle organisation territoriale pour l’opération Milliard ? Comment s’assurer que nous soyons présents au plus proche des besoins, dans les territoires ?

Le groupe de travail “lieux” de l’opération Milliard a mené une phase de pilotage avec 8 lieux ainsi qu’une phase de recherche avec 13 entretiens et l’étude d’une vingtaine d’acteurs qui comprennent et encouragent les coopérations territoriales.

Ce travail abouti à une note affinant la notion de territoire, de projet de territoire pour la transition juste et de lieux référents de l’opération Milliard