Clément Borgia, ambassadeur : portrait

Il accompagne associations et collectifs pour structurer leurs projets, clarifier leur modèle et trouver des financements adaptés – sans perdre leur sens. Marqué par le constat que “des projets profondément humains et essentiels peinent à se financer”, il s’est donné pour mission de rendre l’ingénierie financière plus accessible et de renforcer les dynamiques locales. Découvrez notre ambassadeur en Auvergne Rhône-Alpes, Clément Borgia.

Qu’est-ce qui est malade dans notre modèle économique ?
Notre modèle économique actuel pousse à produire toujours plus, sans tenir compte des limites planétaires ni des conséquences sociales. Il creuse toujours plus les inégalités, ne permet pas de répondre à tous les besoins humains de manière équilibrée et fragilise notre avenir commun.

Qu’est-ce qui t’a amené à t’engager dans la transition juste ? Un déclic ?
J’ai accompagné beaucoup d’associations qui agissent concrètement sur le terrain, souvent avec très peu de moyens. Le déclic, ça a été de voir à quel point ces structures sont efficaces… et pourtant invisibles ou mal financées. Je me suis dit que si on veut vraiment une transition juste, il faut aussi changer la manière dont on finance les projets.

Que fais-tu aujourd’hui, professionnellement, pour faire avancer une transition juste ?
Je travaille avec des associations et des collectifs pour structurer leurs projets et les aider à trouver les bons financements, sans perdre leur sens. J’essaie de rendre plus accessible l’ingénierie financière et de faire en sorte que les projets utiles puissent tenir sur la durée. C’est ma façon de contribuer à une économie plus juste, plus humaine et plus ancrée dans les territoires.

Pourquoi cet engagement ? Qu’est-ce qui te tient particulièrement à cœur ?
Je le fais parce que je ne supporte pas de voir des projets utiles et profondément humains galérer à se financer, alors qu’ils répondent à des besoins essentiels. Ce qui me tient à cœur c’est de remettre du sens, de la justice et de l’autonomie dans la manière dont on pense et soutient l’intérêt général.

Tu es ambassadeur de l’opération Milliard en Auvergne Rhône-Alpes, pourquoi ?
Je découvre la région mais j’ai envie de m’y ancrer en rejoignant un réseau qui agit concrètement pour une transition juste. Être ambassadeur me permet de contribuer à cette dynamique collective, rencontrer des acteurs engagés, et mettre mes compétences au service de projets porteurs de sens ici aussi.

Auvergne Rhône Alpes

Qu’est-ce qui te manque, pour avoir « l’impact » dont ta cause a besoin ?
Une vraie mise en commun des forces. Seul, on peut accompagner quelques projets, mais pour que ça ait un vrai impact, il faut une dynamique collective, des alliances concrètes, et des outils partagés pour donner de l’ampleur aux solutions déjà là.

Pourquoi as-tu rejoint l’opération Milliard ?
Parce que je crois qu’on a besoin d’un changement systémique, mais aussi d’un ancrage très concret. L’opération Milliard articule les deux. C’est un espace qui relie des acteurs de terrain, des financeurs, des récits puissants… J’en fais partie pour accélérer ce basculement.

Qu’est-ce qui t’attache tant à ton territoire ?
Je suis attaché à plusieurs territoires, là où j’ai eu la chance de voir naître ou grandir des projets porteurs de sens. Ce sont les liens humains, les dynamiques locales et les formes d’engagement ancrées dans le quotidien, qui me touchent.

La France est très centralisée. Pourquoi les territoires sont-ils essentiels pour la transition juste ?
Parce que c’est sur les territoires que les besoins concrets émergent, que les solutions s’inventent et que les transformations prennent racine. Une transition juste ne peut pas se décider d’en haut : elle doit s’ancrer localement, avec les habitant·es, les associations, les élus, les collectifs. C’est là que les choses deviennent réelles.

Quel type d’ambassadeur es-tu ?
Un facilitateur. À l’écoute des dynamiques locales, capable de créer des passerelles entre celles et ceux qui agissent et les outils de l’opération Milliard. Je veux être utile, humble, et engagé dans la durée pour aider les projets à se structurer et à se renforcer.

Si on réussit à lever 1 milliard, où en sera-t-on en 2027 ?
Des milliers de projets ancrés dans les territoires auront changé d’échelle. On aura démontré qu’une autre économie est possible, plus juste, plus sobre, plus humaine. Des alliances nouvelles auront émergé entre citoyens, acteurs publics, entreprises engagées.

Ton message à tes amis, ta famille et tes connaissances, aux Françaises et Français, pour qu’ils rejoignent le mouvement ?
On a toutes et tous un rôle à jouer. L’opération Milliard, c’est l’occasion de rejoindre une dynamique concrète, ancrée dans les territoires, qui donne les moyens aux projets utiles de se développer.

 

Les recommandations de Thibault

Un film à recommander ?
Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent – Espoir

Un livre ou une BD à recommander ?
Le Monde sans fin (Jean-Marc Jancovici & Christophe Blain) – Lucidité

Une chanson, un morceau, qui représente ton état d’esprit, ta vision du monde ?
Ensemble d’Aliocha Schneider – Collectif

Une figure que tu trouves particulièrement inspirante ?
Camille Etienne, pour son engagement.

Une citation qui incarne ton rapport au mode, ta conviction ?
“Ce que nous faisons est peu de chose, mais il est essentiel que nous le fassions.” Gandhi

 

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